[LOGEMENT] Veille.- Bailleurs sociaux.- Étude statistique et prévisionnelle.- Patrimoine.- Financement

par Guilhem GIL - Maître de conférences à Aix-Marseille Université
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Banque des Territoires, Édition 2022 de Perspectives, 7 septembre 2022

Selon l’édition 2022 de l’étude sur le logement social publiée par la Banque des Territoires et intitulée «Perspectives», le parc social comptait, à la fin 2020, 5,5 millions de logements, gérés essentiellement par des offices publics de l'habitat (OPH) et des entreprises sociales pour l'habitat (ESH). La construction de logements sociaux représente un peu moins d’un quart des mises en chantier de logements privés et sociaux. Avec un montant total d’investissements estimé à 18,4 Md€ en 2019, le secteur du logement social représente 7,5 % des investissements totaux du secteur de la construction et environ 294 000 emplois dans la filière du bâtiment pour l’année 2019. Procédant à une analyse financière rétrospective de la période 2015-2020, le document constate que les mesures de la loi de finances 2018 ont entraîné une baisse des revenus des bailleurs sociaux. Depuis 2019, l’autofinancement global des bailleurs sociaux est néanmoins de nouveau en hausse, grâce à la baisse des annuités financières et du fait d’un volume de cessions toujours important. En 2020, l’autofinancement global des bailleurs atteint 18,4 %, soit le niveau le plus élevé de ces six dernières années. La situation financière des bailleurs reste donc favorable en 2020. Enfin, le document comporte une analyse prévisionnelle visant à projeter les comptes des bailleurs sociaux à long terme et à analyser leur soutenabilité financière sur quarante ans en lien avec les maturités de leur financement. Selon le scénario économique, sectoriel et financier retenu, les bailleurs sociaux conserveront une situation financière saine dans quarante ans, mais significativement fragilisée relativement à la période récente. L’autofinancement global baisserait de moitié et le potentiel financier par logement de plus de la moitié. Le secteur devrait néanmoins être en mesure de lancer d’importants programmes d’investissements en termes de rénovation et de contribuer aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme, même si leur situation financière s’en trouvera affectée.